STEVA artiste peintre

"Le monde est plus beau en couleur !"

STEVA artiste peintre

vocation

  • Le travail et toujours le travail...

    En ce premier dimanche électoral, j'éprouve le besoin de revenir sur un sujet qui me tient à coeur: 

    la vocation.

    A 54 ans, plus que jamais, explose en moi ce besoin fondamental de créer coûte que coûte . Les chemins de traverses sont autant d'invitations à la découverte et je dois courageusement tenter de ne pas m'aventurer trop loin. 

    Toutes les formes de création m'interessent. Je suis une véritable boulimique. L'impression peut-être que les choses-la vie-peut nous lâcher à tout moment. Il faut savoir rester humble et modeste. C'est une autre considération qui rejoint la première.

    Je l'ai dit et répété, la peinture fut pour moi une découverte quand j'avais 12 ans. Héritage d'un ancêtre lointain? Je n'en ai jamais rien su.

    Qui donc détient le secret sinon une force au-dessus de moi?

    Je peins pour partager, pour moi d'abord puisque le travail commence sans vous.

    Si je n'avais pas eu quelques encoragements extérieurs, je ne suis pas sûre que j'aurais eu le courage de continuer mon oeuvre. 

    J'ai pu constater que chaque fois que je me suis sentie découragée, un évènement, une rencontre me fera toujours rebondir.

    Alors sans prétention (on est peu de chose et il y a toujours des artistes bien plus doués que vous!), je continue mon oeuvre...

    Pour vous!

    Portrait d une reveuse 55x46 cm

    Voici: "Portrait d'une rêveuse", acrylique sur toile, 55x46 cm, juin 2017 

    Un travail au couteau, une technique que j'utilise d'ordinaire pour l'apprêt des toiles...  

  • C'est quoi au juste être peintre?

    C'est quoi être peintre ?

    C'est se lever le matin en se demandant de quelles couleurs et de quelles formes on va colorer le monde.

    C'est admettre que « Dieu ?» vous a donné ce don pour le partager avec les autres. Créer pour soi-même n'a pas de sens.

    C'est se demander souvent si vous aurez assez de temps pour accomplir votre tâche.

    C'est constater que peindre est une nécessité absolue.

    C'est constamment avoir à l'esprit que quoi que vous fassiez votre esprit est accaparé par votre œuvre. Vous pouvez faire autre chose par nécessité matérielle mais vous êtes facilement distrait car sitôt que votre esprit est libre, vous voyez à travers les autres-ce qu'ils sont, ce qu'ils font- un monde différent...

    Etre peintre c'est constamment refaire le monde, un monde où chaque être vivant aurait sa place et vivrait en harmonie avec les siens, les animaux, la nature...

    Etre peintre c'est réagir constamment avec une hypersensibilité. Ce sont le plus souvent vos émotions qui vous guident plus que la raison.

    Finalement, cette description est aussi le portrait de la plupart des artistes.

    Je pense que nous sommes tous très proches par la pensée.

    E vous qu'en pensez-vous?

  • Quand le monde de l'art ouvre sur l'amitié

    On ne le dira jamais assez, mais en ces temps troublés où une simple étincelle est susceptible de mettre le feu aux poudres, le repli vers nos proches est essentiel. La famille certes, mais plus encore les amis. Ce sont eux que nous choisissons. Il y en a peu souvent mais seule compte la qualité. 

    Installée depuis 2009 en Bretagne après une vie parisienne apparemment rangée (20 ans de travail à la Ratp, une famille, deux enfants ) et un séjour de deux ans en région bordelaise qui m'a ruinée économiquement et moralement parlant, il a fallu que je m'adapte ici en Bretagne. (Je n'ai rien contre la région bordelaise, bien au contraire , c'est juste un mauvais choix de vie que je fis... ) Certes je suis bretonne, née dans le centre Finistère à Carhaix, mais je n'ai pas d'attache là-bas. Seuls mes parents et quelques oncles, tantes et cousins vivent dans la région élargie de Morlaix

    Arrivée en Bretagne, je me suis installée à Plestin-les-Grèves puis à Saint-Michel-en-Grève dans les Côtes d'Armor. J'ai pris en charge la correspondance locale pour le journal "Le Télégramme" en 2011, un semestre à suffi. C'est à partir de là que j'ai commencé à tisser un réseau de contacts. J'ai dû accepter des petits boulots en dépannage même si la Ratp me verse une petite pension, cela ne suffit pas! Et la peinture ne fait pas vivre tous les jours c'est un petit supplément quand une toile est vendue. Dans ma famille je n'ai jamais vraiment été soutenue dans le domaine de  l'art où je suis encore tellement incomprise! Mais peu importe aujourd'hui "qui m'aime me suive" dit le proverbe.  A travers ces emplois d'aide-ménagère essentiellement, j'ai rencontré quelques personnes formidables. Je me suis toujours dit qu'il faut faire confiance à la vie. Si on s'écarte de sa route, on s'éloigne de soi, de son être au sens littéral du terme. Tout cela pour dire que la vie dans son acceptation le plus large vous fait rencontrer l'Autre. Sans lui, nous ne sommes rien. 

    Je dis ceci aussi pour m'expliquer au sujet de mes peintures que j'ai appelées "architectures improbables". Vous savez, ces maisons-villages très étranges parfois. (Exposition à venir en avril à Plestin-les-Grèves, voir posts précédents). Ce thème apparaît comme un fil rouge dans mon travail. La maison pour s'abriter du monde extérieur oui, assurément. Mais c'est un espace aussi qui accueille ceux que nous aimons. Pour un artiste, c'est également son lieu de travail, son atelier... 

    Nous sommes en 2017, cela fera bientôt dix ans que j'ai quitté Paris.

    Je suis heureuse aujourd'hui du chemin parcouru.

    J'ai connu bien des galères mais je suis sur "ma" route, celle qui m'a menée  vers vous, les quelques amis solides que j'ai aujourd'hui. Je n'oublie non plus tous ceux qui me soutiennent car le réseau de l'amitié s'agrandit. Je le vois aussi à travers les diffférentes expositions qui sont de plus en plus nombreuses. Ma peinture rassemble les doux rêveurs que nous sommes... Si elle réussit à fédérer, à réunir j'aurais réussi ma vie d'artiste!

    J'ai dû écarter de mon chemin certaines personnes. Je ne garde que celles que j'aime et qui m'aiment comme je suis.

    La peinture est un art difficile mais au combien épanouissant! 

    Je crois dire que sans elle, ma vie ne serait plus.

    La petite fille de 11 ans que je fus se disait déjà qu'elle serait peintre. 

    J'ai eu 54 ans en février, la vie continue avec Vous mes Amis.

    Affectueusement vôtre!

    Steva

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